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L'AURORE
Corvette de Traite 1784

 

Le gaillard d'avant est relativement court car il n'abrite pas les cuisines qui sont ici placées sous le gaillard d'arrière et on y trouve pas non plus le petit cabestan qui est absent sur ce bâtiment. C'est sa seule particularité notable car il comporte par ailleurs tous les apparaux habituellement présents. Des râteliers à cabillots reçoivent les manœuvres de l'avant, les divers appotureaux et autres taquets sont destinés aux services des ancres. Le bitton du petit hunier sert pour l'amarrage des écoutes de cette voile, il est placé en avant du mât de misaine. En arrière, un autre râtelier pour amarrer quelques manœuvres arrivant au pied du mât. La mâture de rechange est immobilisée de part et d'autre du beffroi de la cloche. En avant du mât de misaine, les moques de ridage du grand étai.
Le pont étant destiné au séjour des captifs pendant la journée, il doit être libre d'apparaux aussi la chaloupe est placée sur la mâture de rechange. Cette chaloupe est classique, elle porte quatre chandeliers destinés à porter des pierriers. Elle est immobilisée sur la mâture par l'intermédiaire de berceau travaillés à la forme des espars. Deux gouttières en bois guident les risses qui sont ridées par des caps de moutons (invisibles ici). Au dessous, les grilles de fer qui remplacent les habituels caillebotis, le tambour à claire voie pour le passage de la grande écoutille et en avant, le panneau des câbles verrouillé par des barres d'écoutilles fermant à cadenas.
L'entrée du gaillard d'arrière est fermée par une forte palissade construite contre le premier barrot du gaillard. Cette palissade est percée par les deux portes destinées à la communication avec l'avant du navire. Cette construction est prévue pour pallier à une éventuelle révolte des captifs. Son pourtour est garni de lames de fer acérées interdisant le passage. Juste en avant, le pied du grand mât lui-même précédé par le bitton de grand hunier qui porte la partie arrière de la mâture de rechange. En arrière de la palissade, sur le pont, on devine la cuisine surmontée de son panneau aux cheminées de tôle puis le panneau de l'écoutille aux vivres suivie de caillebotis.
A la suite des caillebotis précédents, on trouve le capot de la descente de l'échelle d'accès vers les logements de l'état-major. Son couvercle est construit en deux parties articulées, le coté tribord pouvant se relever. Les portes d'accès sont placées elles aussi à tribord, elles ne sont donc pas visibles ici...
En avant, le banc de quart qui représente un intéressant travail de modélisme. La roue de la barre est placée en arrière du mât d'artimon, sur le coté on devine un des deux habitacles des compas. A l'arrière plan, on peut voir une lisse portant les cabillots pour certaines manœuvres du grand-mât et du mât d'artimon.

 


G. Delacroix 1999-2000